Important:
Copyright Information

Membership
World Members Map



Internet TV:
 Light to the Nations

 Bat Melech
 Weekly Torah

Museum
Gift Shop


View Larger Map

Site Map
Search

Mikdash Kids

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

À Jérusalem, la poudrière du mont du Temple

reposted from Le Figaro
16/10/2013

Toujours plus nombreux, partisans de la reconstruction du troisième Temple et sionistes messianiques affluent autour de l'esplanade des Mosquées provoquant l'ire des musulmans.

Comme par accident, Chava Docks a laissé tomber son chandail vert. Sans un regard pour le garde palestinien posté quelques mètres plus loin, elle s'est alors penchée pour le ramasser et, en silence, s'est mise à prier. En se redressant, elle a esquissé un sourire et jeté un ultime coup d'œil à la façade somptueuse du Dôme du rocher. Puis, rejoignant le petit groupe de juifs religieux emmené ce matin-là, sous escorte policière israélienne, par le rabbin Chaïm Richman, elle a quitté l'esplanade des Mosquées pour regagner les ruelles de la vieille ville.

«Il s'agit de ma septième visite en deux mois», détaille cette enseignante de 45 ans arrivée cet été des États-Unis, qui se décrit comme «très religieuse». «Je ne viens pas ici pour faire du mal mais pour sentir la présence de Dieu, explique-t-elle. Comme les musulmans nous interdisent de prier, je suis obligée de le faire sans bouger les lèvres ni fermer les yeux. Évidemment, c'est énervant de devoir se cacher alors que nous vivons dans un État juif. Mais je suis certaine qu'avec le temps, les choses finiront par changer.»

Longtemps limité à quelques centaines d'irréductibles, le nombre de sionistes religieux qui entreprennent l'ascension du mont du Temple - appelé Haram al-Charif, ou Noble sanctuaire, par les musulmans - augmente constamment depuis le milieu des années 2000. Malgré l'opposition du grand rabbinat et les restrictions qui leur sont régulièrement imposées pour des motifs sécuritaires, 7724 visites ont été dénombrées en 2012 et plus de 6000 depuis le début 2013, dont plusieurs centaines par jour lors des récentes fêtes de Rosh ha-Shana et de Soukkot. Une affluence qui a brusquement fait monter la tension dans la vieille ville, fournissant le prétexte à des heurts répétés entre fidèles musulmans et policiers israéliens. Troisième lieu saint islamique après La Mecque et Médine

L'esplanade, qui s'étend sur quatorze hectares autour du Dôme du rocher et de la mosquée al-Aqsa, est le site religieux le plus âprement disputé entre juifs et musulmans. Conquise par Israël en 1967, lors de la guerre des Six-Jours, elle fut confiée par le ministre de la Défense Moshe Dayan à l'administration du Waqf jordanien qui, aujourd'hui encore, en assure la garde et y autorise les visites des non-musulmans en dehors des heures de prière. Troisième lieu saint islamique après La Mecque et Médine, elle s'élève, selon les juifs, à l'endroit même où était bâti le deuxième Temple jusqu'à sa destruction par l'empereur Titus, en 70 après J.-C.

«Il s'agit de l'unique lieu saint du judaïsme», plaide le rabbin Chaïm Richman, responsable du département international de l'Institut du Temple. Depuis sa création, il y a vingt-six ans par un ancien parachutiste qui, en 1967, participa à la «libération» de Jérusalem-Est, cette structure défend le droit des juifs à y prier librement et, plus encore, «se prépare» en vue de la construction espérée d'un troisième Temple. D'ores et déjà, les artisans ont fabriqué les vêtements qu'y portera le grand prêtre ainsi qu'une large panoplie d'objets rituels et d'instruments de musique. «Le désir de reconstruire le Temple est consubstantiel à la religion juive», justifie Chaïm Richman, qui élude, en revanche, lorsqu'on lui demande s'il envisage pour ce faire la destruction des lieux saints musulmans. «La volonté divine ne pourra pas se faire dans la confrontation, dit-il simplement. Nous savons que la question est bien trop sensible…»

De telles paroles, si pacifiques soient-elles, ne rassurent plus les responsables du Waqf qui, depuis leurs bureaux surplombant l'esplanade des Mosquées, observent avec consternation l'afflux croissant de visiteurs juifs. «Il arrive qu'on en dénombre plus de 400 dans une seule journée, qui n'hésitent plus à prier malgré le respect dû à nos lieux de culte, peste Bassam Jamal, un proche collaborateur du fonctionnaire jordanien chargé de l'administration de l'esplanade. C'est d'autant plus grave que la police israélienne, en charge de la sécurité, interdit fréquemment l'accès de la mosquée aux jeunes musulmans de crainte qu'ils ne s'attaquent aux visiteurs juifs…»

«La vérité, c'est que les responsables israéliens poursuivent une stratégie méthodique pour modifier le statu quo - au risque de provoquer une catastrophe, s'inquiète Adnan Husseini, gouverneur palestinien de Jérusalem. Durant les fêtes de septembre, il y a eu des affrontements très durs car de nombreux musulmans se sont mobilisés pour défendre leur mosquée. Si les juifs n'arrêtent pas ce jeu dangereux, ils risquent de provoquer l'échec des négociations de paix, voire de déclencher des réactions incontrôlables dans l'ensemble du monde arabe.»

Pression constante exercée par le courant sioniste religieux

Si le temps a passé, nul n'oublie en effet que c'est autour de l'esplanade des Mosquées qu'ont débuté quelques-uns des épisodes les plus sanglants du conflit israélo-palestinien. En 1996, le percement d'un tunnel par la municipalité de Jérusalem provoqua des émeutes qui firent plus de quatre-vingts morts dans la ville ainsi qu'en Cisjordanie et à Gaza. Le 28 septembre 2000, la visite d'Ariel Sharon sur le mont du Temple fut l'étincelle qui déclencha la seconde intifada.

Devant une telle poudrière, Benyamin Nétanyahou semble s'appliquer à éviter tout dérapage malgré la pression constante exercée par le courant sioniste religieux. Mais il ne parvient pas toujours à canaliser le petit groupe d'élus qui, à l'aile droite du Likoud, fait de cette dispute un fonds de commerce électoral. En septembre, le député Moshe Feiglin a annoncé son intention de contester l'autorité du Waqf devant les juridictions israéliennes, tandis que sa collègue Miri Regev appelait à la mise en place d'horaires séparés pour les juifs et les musulmans. Un tel partage des lieux de culte, font valoir ses partisans, fut longtemps la règle au tombeau des Patriarches d'Hébron. «Il est inenvisageable de l'appliquer à un lieu aussi saint que le Haram al-Charif», rétorque Bassam Jamal, qui voit dans cette initiative «une véritable déclaration de guerre».

 

Temple Institute Search:  

 

home | about | news | events | study tools | gallery | articles | temple mt. | red heifer | donate | donors wall
contact | multimedia | newsletter/subscription | site map | store | El Instituto del Templo Facebook | O Instituto do Templo Facebook | ivrit | magyar | terms of use
Universal Torah | youTube | Facebook | twitter | mikdash kids | bar/bat mitzvah

 

The Temple Institute website is an ongoing project of the International Department of the Temple Institute, Jerusalem, Israel.
Web site hosting and programming copyright ©2000-2016, graciously provided by Electric Scribe (SM).

Web site contents, including all text and images, copyright ©1991-2016, The Temple Institute.
Reproduction in any form whatsoever, for any purpose, is strictly forbidden without written permission of the copyright holder.

All Rights Reserved.

Subscribe